dimanche 27 juin 2010

Du bon temps (suite)

Encore un résumé de mes vacances, toujours aussi pêle-mêle...

J'avais oublié d'en parler !

J'ai eu droit à du bon cinéma avec Liberté et The Trotsky, au beaubien. Chaque fois accompagné d'un bon repas. La première soirée avec F à mes côtés et un Trotsky digne de A au grand écran. La seconde fois avec F et A, pour un film de Gatlif que je reverrais n'importe quand.

ps : Quelqu'un a reçu des nouvelles du Mali ?

18-22 juin - Formation pour cet été

L'équipe se forme, on sent qu'on aura du plaisir. On planifie, on joue, on revient à la maison les shorts tachés de gazon, de la terre sur les genoux, les cheveux en bataille. J'ai de plus en plus hâte de voir les bouilles de mes petits cocos.

Mardi, j'ai amené avec moi Monsieur Didier (giga toutou tout doux) pour l'heure de la sieste de cet été. Il a un avenir de mascotte de groupe assuré.

24 juin - Fête nationale

Un feu rouge, puis vert, puis jaune, puis rouge, puis vert, puis jaune...et F et moi qui discutons à l'intersection, dans le soir bleu.

26-27 juin - Fin de semaine chez dady

J'ai pris la voiture et j'ai conduit jusqu'à très loin (yé ! j'y suis parvenue !) pour faire une surprise à mon papa, dont c'était la fiesta. En 24h, je suis tombée d'un hamac, j'ai mangé de délicieux légumes grillés, on a inauguré l'étang avec des poissons rouges et blancs, on a pris une belle marche et quelques photos, puis donné des cadeaux. Ce fut un bien beau séjour !

samedi 19 juin 2010

Du bon temps

C'est des vacances chargées, mais combien agréables.
Voici des nouvelles. C'est décousu, je sais, mais c'est comme ça !

7-9 juin - Camping, parc de la Yamaska.
Trois jours supers.
En bref, il y a eu...
Les dames chinoises, le football, le freesbee, les sudokus.
Le savon à la citronelle, la mouffette, les ratons.
Les repas succulents, les guimauves grillées.
La randonnée magnifique, les coups de soleil, l'oriole de baltimore.
Les trèfles à quatre feuilles, le parc pour enfant.
Nicrotte, Camerde, Gabours, les chamaillages, les rires.
Le feu crépitant, les chandails chauds, les chansons de camp.
Définitivement, le camping ''c'est la vie !''

11 juin - Dîner sur Mont-Royal avec une copine.
Un très bon moment, grâce à..
Une crèpe de sarrasin au saumon fumé, fromage de chèvre et asperges, sur une terrasse.
Des ballerines noires.
Un collier hawaïen.
Le CD de Glen Gould (abordable!) à l'Échange.
Quelques minutes à jaser dans le gazon, au soleil, au centre-ville.

11-13 juin - Formation pour le camp de jour
Le samedi en après-midi, on s'est rendu au campus MacDonald. On avait une grosse maison à nous, avec un piano dans chaque pièce (!), une terasse en avant, une autre à l'arrière. Le bord de l'eau juste là, le gazon vert tout autour. On a fait la majorité des ateliers assis/courant en plein air. Les autres moniteurs étaient super sympa :)
Party samedi soir, avec guitares et tamtams, les chansons se sont élevées dans le ciel étoilé. Après, ça s'est un peu gâté, mais pas de cata. Le lendemain tout le monde était remis sur pied et il y avait un nouveau couple tout sourire.

Pour y aller de façon encore plus concise :
28 mai : Souper italien chez Tomato.
14 juin : Souper africain chez Khaïma. (F en parle ici)
18 juin : Souper brésilien au Milsa.
À chaque fois, ce fut un délice.

Parce que j'en ai oublié...
Je joue du piano tous les jours :) Comptine d'un autre été, de Yann Tiersen. C'est tellement beau, je n'en serai jamais lassée.
J'ai pleins de bouquins géniaux nullement entamés.
Je me délecte trop souvent de crème glacée, de fraises du Québec, de gauffres Nutella-bleuets.

jeudi 17 juin 2010

Je sais, je ne vous parle que de cirque !

Un spectacle original, travaillé et tout simplement éblouissant !

Encore à la Tohu, encore du cirque et encore une fois c'était génial. Disons qu'à mon grand bonheur les sept doigts de la main y avaient de nouveau mis leur grain de sel. En effet Shana Caroll assurait la mise en scène du spectacle Il fait dimanche, où on plonge dans les années 50, avec tout ce que ça implique de robes fleuries, d'hommes à cravates, de publicités de chiffons et de mignons livreurs de pizza à bicyclette. En plus, j'ai découvert hier soir de nouveaux artistes créatifs et attachants. Et les finissants de l'école nationale de cirque sont extrêmement talentueux. Ce sont des jeunes aux regards assurés, fiers, rieurs, qui ont livré des perfomances d'un haut calibre (et il n'y a pas juste moi qui le dit !).

samedi 12 juin 2010

Dodo sur la go

Je ne suis tout simplement pas très souvent chez moi.
J'ai plein de choses à vous raconter !
Ça viendra !

samedi 5 juin 2010

7

Pour les intéressés, le 4 est arrivé !

(Je sais, je prends (beaucoup) de retard dans le défi, mais je compte le relever quand même, vous devrez patienter par contre :S)

jeudi 3 juin 2010

Il est 12h42 pour tout le monde

Camille says:
Adrien ne s'en allait pas en Ukraine d'ailleurs ?
Frédérique says:
plus maintenant...il a été envoyé au mali finalement, parce que c'était trop politicaly dangereux et guerre civileux là-bas en ukraine
Camille says:
ok je vois
me revoil
J'élide tout aujourd'hui, je ne sais pas pourquoi
je suis encore en retard pour le défi
c'est beaucoup écrire tous les jours

Frédérique says:
ouais
Camille says:
ok Nico c'est de l'engueulage de guitariste haha
Frédérique says:
ouais
Camille says:
les sacres sont pas mal réaliste
sa réaction moins
mais bon
tu vois, j'élide les sw
*S

Frédérique says:
haha
Camille says:
Xavier Dolan est un amours
pas de S
(ok j'arrête d'écrire, je m'énerve trop)
Frédérique says:
haha
tu recycles les «s» que tu oubliais tantot!
Camille says:
voilà !
écolo la fille
je sens que le blog va encore passer son tour
c'est pas grave ?$
bne oui toi un dollar !
*ben
Frédérique says:
haha
de la misere, de la misere la camille
Camille says:
OUUUUUUUUUUUIIIIIIIIIIII
recueillons-nous un instant pour elle
snif
Frédérique says:
not
j'ai publié un semblant de texte poche
Camille says:
ok je vais aller voir ça
ok
ça vaut ce que ça vaut
c pas poche poche
c juste... euh...
c'est ça
Frédérique says:
voila
Camille says:
c'était mon commentaire
Frédérique says:
constructif
Camille says:
hihi
ok je ris trop pour rien
Frédérique says:
c'est bien
Camille says:
avec qui tu vas te marier en passant ? (question pas rap (oh my god trop vieille expression)) je sais)
Frédérique says:
avec http://www.victimdelamode.com/technologie/appareil-photo-leica-m7-par-hermes.html luiii l'appareil photo
Camille says:
encore lui
tu ne le lâchera jamais !
Frédérique says:
nop
Camille says:
c'est conversation c'est n'importe quoi
Camille says:
j'ai même parlé à Paquette!
Frédérique says:
mais on est en VACANCES!!!
moi aussi

Camille says:
il pleut !
Frédérique says:
ah oui?
ah ben oui
Camille says:
ok je suis campée
(fatiguée ? not)
Frédérique says:
campée...haha
Camille says:
c pire !
oh mon dieu
tlm le jeu de mot de la semaine !
mon inconscient a tlm parlé de ce qui me trotte dans la tête
Frédérique says:
ouais, freud serait fier de toi
tu veux acheter la voiture de james bond?

mercredi 2 juin 2010

4


Pendue par les pieds, le tissu écarlate serrant ses chevilles, elle se balançait gracieusement dans les airs, entraînant les immenses rubans colorés qui la soutenaient dans son pendule. Au fond, sur le rideau de velours noir, dans un grand cercle de lumière, je discernai son corps délicat comme une ombre chinoise. Mon regard revint cependant à elle, suivant le faisceau lumineux qui rendait sa peau brillante. Lorsque l’acrobate s’immobilisa, je la vis se mettre à danser, s’enroulant progressivement dans les bandes de tissus, comme pour rayer son corps d’encre rouge. Hissée plusieurs mètres au-dessus de la foule, elle écarta soudain les bras et dégringola. La jeune femme se mit à pivoter de plus en plus vite, les rubans se déroulant à une vitesse incroyable, ses bras battant l’air comme si elle avait eu des ailes. À moins d’un mètre du sol, je cessai de respirer. Elle s’était arrêtée brusquement, et caressait doucement le sol de ses doigts, souriante. Elle prit alors pied et courut, ses mains accrochées à chacune des bandes vermillon. La femme-oiseau s’éleva alors du sol et vola au-dessus de moi, pour cette élégante révérence.

mardi 1 juin 2010

3

Timide, silencieux, ses cheveux roux en bataille n’arrivaient même pas à attirer l’attention des autres tant il se faisait discret. Le jeune homme étaient de ceux qui caressaient les chiens errants, gardaient un peu de pain dans leurs poches pour les oiseaux, jonglaient d’une main avec des marrons. Il était né chez les forains et ceux-ci n’avaient jamais cessé de le considérer comme un enfant, ses errances les laissaient indifférents. Sans talent particulier, ni difformité exagérée, il faisait partie du paysage plus que du spectacle. La fillette ne le vit pas d’abord. Assise près de lui dans les escaliers, ses yeux étaient plutôt rivés sur le cracheur de feu qui s’exécutait sur la grande place. Ce n’est que quand il se releva que Camille vit ses joues tachetées, ses yeux clairs, son short déchiré. Elle grimpa les escaliers à sa suite et du haut de ses cinq ans, elle dut courir pour le rattraper. Le jeune homme eut envie de lui jeter du pain comme avec les oiseaux. L’idée s’évanouit cependant dès qu’il croisa son sourire taquin. Au fond, la gamine l’intriguait. Les deux enfants se mirent à courser, virevolter, s’amuser. Le garçon lui montra les plumes qu’il gardait dans ses poches, lui donna un marron brillant. C’est debout sur la souche le plus haute, en faisant des pitreries pour faire rire celle qui l’avait suivie, qu’il se révéla. Le rire cristallin de l’enfant amusée se grava en lui. Quelques étés plus tard, l’enfant de la balle aurait bien grandi et serait juché sur des échasses si hautes que la jeune femme redeviendrait la gamine qu’elle était, s’esclaffant aux moindres bouffonneries du rouquin, en spectacle sur la grande place.