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samedi 11 décembre 2010

Ils ne savent pas mieux conduire que nous.

Pierre Foglia, La Presse, ce matin

(...)
Parlant d'amour, c'est l'autre truc qui me fatigue, avec les cours d'éducation sexuelle: le lien presque automatique avec l'amour. Le message: tu ne baises pas si tu n'es pas en amour. Un truc pour les faire tomber en amour toutes les cinq minutes. Déjà qu'ils sont tout mêlés.

Pour le cul, je n'ai jamais regretté de ne pas avoir pris de cours. Des ratages, des embarras, des petites humiliations, rien de grave. Tandis que l'amour...

Mon premier amour, tiens, quand elle m'a planté là. Je ne savais pas que ça ferait mal à ce point-là. Je ne savais pas qu'on devient quasiment fou de douleur. Personne pour vous mettre en garde contre cela. Plusieurs en meurent, pourtant. Cela m'est arrivé, quoi? Quatre ou cinq fois? Assez souvent, en tout cas, pour que je mette au point une technique de gestion de la douleur amoureuse. Ne pas se débattre. Ne pas penser. S'abrutir de travail. Dormir comme une pierre. Et un matin - un an, un an et demi plus tard -, tadam! C'est fini.

Si je donnais un cours d'éducation sexuelle, je leur dirais: mes chers petits enfants, on ne parlera pas de cul parce qu'il n'y a pas grand-chose à dire. Le cul, c'est facile: tu mets un condom et t'en meurs pas.

On ne parlera pas d'amour non plus. De toute façon, y a rien à faire, on en meurt chaque fois.
(...)

mardi 4 mai 2010

Parachutes


Ils (...) s'élancèrent gracieusement dans le vide. Les trois grandes fleurs versicolores s'ouvrirent avec un clapotement soyeux (...).

- Boris Vian, L'Écume des jours -
Un bouquin rempli d'inombrables merveilles comme celle-là.


Dissertation sur Vian et dissertation sur Partre la semaine prochaine.
Devinez sur laquelle j'ai le plus hâte de plancher ?

vendredi 9 avril 2010

Phrase de la semaine

Je vais te couper les oreilles en deux !
Comme ça tu en auras quatre et tu entendras mieux.

- Sergio -

jeudi 18 février 2010

Cours de natation

Elle : Camille, Camille, tu sais quoi ? Demain, il y a une fille d'Haïti qui va arriver dans ma classe !
Moi : Oh ! Super !
...
Moi : Allez on fait des vagues ! on bat des jambes fort fort fort ! Je veux les plus grosse vagues du monde !
Lui : On fait des vagues comme il y a eu en Haïti ! Comme avec le tremblement de terre.
Moi : Oui, mais pas trop fort quand même....
...
Mes cocos ont 6, 7, 8 ans et vraiment ce tremblement de terre les aura marqués.
Plus que toutes les autres catastrophes.

Dans mon cas, je me souviens de la crise du verglas, parce que je jouais avec mon papa dans le salon et qu'on faisait l'avion. Je me souviens aussi du 11 septembre et que j'avais appris cette journée-là que les tours existaient et n'existaient plus à la fois. Et vous ?

mercredi 17 février 2010

11h08, texto de F

- Et puis comment elle va ta journée de débile ?

vendredi 11 décembre 2009

...

Fais-moi revenir au monde
le toucher sans mettre de gants
même pour sentir qu'il s'effondre
même s'il n'y croit plus comme avant
-Dominique A-

jeudi 29 octobre 2009

Quand j'en fais des montagnes...

Voilà ce que la mère répond à sa fille au prise avec un stress subit découlant de la cote R inimaginable qu'elle constate avec effarement devoir obtenir pour un laissez-passer non-assuré à telle université.

Oublie ça ma noire ! Tu seras vendeuse chez Zellers pis tu seras heureuse !

vendredi 3 juillet 2009

Patate au chocolat

Les familles, c'est comme des pommes de terre...
on aime qu'elles soient sautées parfois.
(Auteur inconnu)

jeudi 4 juin 2009

Leloup

Ils se demandent comment la vie a pu les amener à devenir ces quadragénaires en bois. Ces trentenaires en métal. Ces vingtenaires en flammes. Ces quatorzénaires en sang. Ces neufenaires en choc. Ces sixenaires en panne. Ces troisenaires en larmes. Ces nouveau-nés en douleur. Dire qu'ils ont été ces heureux foetus plongeurs en mer juste après avoir été des âmes en motocross. Et puis il meurent en décapotable.
-tiré du livret de Jean Leloup accompagnant son CD Milles excuses Milady-

J'y vois peut-être trop de liens, trop d'idées, trop d'images, trop de double-sens, mais ils rendent ce texte unique. Formidable, à mon humble avis.

Qu'en dites-vous ? Vous y voyez quelque chose ? Du surréalisme dépassé ? Une critique de société pointue ? Des divagations poétiques futiles ? Ou simplement voyez-vous seulement comme moi le pouvoir des mots et trouvez-vous un plaisir simple à tenter de déchiffrer les significations possibles de cette prose louvoyante...

dimanche 24 mai 2009

Ballons

Mon petit coco fait dodo. Ses citations du jour :

Je cherchais son fameux ballon, je lui demande donc de quel couleur il est, histoire de le trouver plus vite...

''Le ballon il est de plein de couleur que tu connais pas.''

Il se presse d'ajouter :

''Tu sais Cami, je frappe mon ballon fort, très fort, dans le ciel. Et des fois mon ballon, il va à l'aéroport.''

Il est tout simplement adorable.

dimanche 3 mai 2009

Chocolateries

- C'est l'histoire d'un p'tit orage qui ne fait pas de fracas. Ses coups de tonnerre sont sages. Ses éclairs sont en chocolat. -

Je trouvais que c'était adorable :)

Petites histoires pour les enfants qui s'endorment très vite/Carl Norac/Thomas Baas/Éditions Sarbacane

mercredi 11 mars 2009

Trouvaille

Mon pied droit est jaloux de mon pied gauche. Quand l'un avance, l'autre veut le dépasser. Et moi, comme un imbécile, je marche.
Raymond DEVOS

- Trouvé avec F durant le cours d'économie -

vendredi 23 janvier 2009

00:00:00

-
Tous les blancs ont une montre, mais ils n'ont pas le temps.

Proverbe sénégalais
-

lundi 19 janvier 2009

Trois photos noires

Martin Luther King m'avait appris que le racisme est un chien qui va toujours te courir après si tu tournes les talons. Si tu lui fais face, il s'arrête, il grogne plus fort, devient plus méchant, mais il s'arrête.
-Teresa Burroughs-

Pierre Foglia, dans La Presse de ce matin.

dimanche 4 janvier 2009

Steak haché

Hommage à mon grand-papa, de qui je tiens mes yeux tout bleus, et qui a de ses expressions qui te laissent sans voix.
Celle de ce soir :
'' Ah ! Viande ''
Haha.

mardi 23 décembre 2008

...de plein fouet


On ne voit jamais la balle qui nous atteint...

-Michael Morpurgo, dans son dernier roman-

jeudi 11 décembre 2008

Soif d'infini

Pourquoi les adolescents que je connais ont pour principale occupation de passer leur temps à massacrer les enfants qu’ils ont été?

Wajdi Mouawad

samedi 15 novembre 2008

Arcticle psycho-pop

L'art de partir au galop
Par : Quelqu'un (qui n'est pas moi !)

Apprendre à connaître quelqu’un, c’est long. (...) Sauf quand on a droit à la méthode du «Cheval dans le désert». Je vous explique.

Petite pause, une gang de fille dans un resto. Je sais ça peut rebuter, mais continuez à lire.

L’histoire se déroule un vendredi soir, au resto. (...) Soudain, un trio de français s’approche et nous aborde (sans préambule) : - On peut se greffer à vous?
Nous (sans préjugé): bien sûr!
Le temps de le dire, notre trio se fractionne en trois duo, et je me retrouve avec le psycho freak des trois. Évidemment!

Lui : Tu es bizarre.
Moi : En effet.
Lui : J’aime les gens bizarres.
Moi : Étrangement, mais moi aussi.
Lui : T’as envie de faire un jeu de psycho?
Moi : Pourquoi pas!
Lui : Imagines que tu es dans le désert…
Moi : Ou-là… Un autre verre SVP!
Lui : Donc, tu es dans le désert, et tu aperçois un cube. De quelle grosseur est-il?
Moi : hum… trois mètres!
Lui (avec un regard de «perceur-d’âme») : Très bien… Maintenant, de quelle couleur est-il?
Moi : Transparent!
Lui : Des fenêtres?
Moi : Non!
Lui : Pas de fenêtres… Très bien. Il y a aussi un cheval. Où est-il? Et de quelle couleur?
Moi : Il est juste devant et il est tout blanc!
Lui : Et le ciel?
Moi : Rempli d’étoiles! Il me regarde… m’analyse… scrute les profondeurs… de mon décolleté.
Moi : Alors? Verdict?
Lui : Eh bien… le cube, c’est la grosseur de ton égo. Il fait trois mètres. Ce qui veut dire que tu as confiance en toi, mais pas de façon trop démesurée. Il est transparent. Donc, ce qu’on voit de toi, c’est pur, c’est vrai. Mais en même temps, il n’y a pas de fenêtre, donc c’est difficile de t’atteindre plus en profondeur. Et ton ciel est rempli d’étoiles… tu as des milliers de projets!
Moi : Pas mal… Et le cheval?
Lui : Oui, le cheval… Il est devant le cube, donc, les hommes, l’amour, c’est important pour toi… Mais il est blanc.
Moi : Et alors?
Lui : Tu cherches une âme pure, le prince charmant. Puis, il se lève…
Moi : Pourquoi il y avait un «mais»? Et pourquoi tu files comme ça?
Lui : Parce que moi, je suis un cheval NOIR, un étalon tourmenté… et comme je te respecte, je ne veux pas te faire perdre ton temps!
Moi : Et la ZONE GRISE alors? Tout le monde en a une!
Lui : Tu as raison… mais la mienne est partie avec mon ancienne cavalière. Depuis, je broie du noir, et j’ai perdu confiance…
Moi : GARÇON! des GROS cubes pour monsieur!

Voilà, il ne faut pas le dire, mais j'ai pris ça sur la page d'accueil de msn. L'auteur est Judith Richie. Moi je me suis demandé ce que je lui aurait répondu...et c'était mignon alors voilà, je l'ai mis même si c'est pas trop crédible et un peu...comment dire...nunuche

dimanche 7 septembre 2008

Beau ?

Beau comme la rencontre fortuite
sur une table de dissection
d'une machine à coudre
et d'un parapluie.
-
-Lautréamont-

lundi 14 juillet 2008

Vive nous !

Extrait d'une chronique de Sophie Durocher dans Châtelaine (ma mère est abonnée).


Vive les ados !
(entre les parentèses ce sont mes commentaires joyeux)

Je l'observe du coin de l'oeil, sans qu'elle s'en rende compte, je la regarde aller et je sens qu'elle y sera bientôt. Elle s'en approche à pas de loup et j'ai hâte pour elle. Parce que je sais que c'est un point de non-retour et qu'elle ne sera plus jamais la même. Oui, ma belle-fille sera bientôt une adolescente et, secrètement je l'envie. (on nous envie !!!)

On dépeint toujours l'adolescence comme un âge horrible (pleins de boutons !) où les jeunes s'expriment pas onomatopées (han ? ouais, k. Nahhhhhhh) et où leurs parents s'arrachent les cheveux, ne dorment pas de la nuit et attachent leur tuque avec de la broche. C'est tout à fait vrai. [...] La vie est une vaste terra incognita et on a le sentiment d'être les premiers à y mettre les pieds. (malheureusement certains oublient qu'ils ont déjà foulé ce sol...)

Quand on est ado, on est tout croche, les bras trop longs, les seins trop petits, comme une poupée aux morceaux disparates (si on met des percing, on pourrait presque dire poupée vaudou :P ). Mais on est aussi en train de vivre les heures, les semaines et les mois les plus riches et les plus stimulants de son existence. C'est à l'adolescence qu'on se forge ses propres opinions, ses propres goûts, ses propres hantises. On découvre (avec un immense bonheur !!!) l'importance de l'amitié-à-la-vie-à-la-mort, la force de la musique, l'impact du cinéma, la puissance des livres.


Et puis c'est à l'adolescence qu'on explore un formidable terrain de jeu : l'amour et la sexualité.

'' Mon enfance éclata/Ce fut l'adolescence/Et le mur du silence/Un matin se brisa/Ce fut la première fleur/Et la première fille/La première gentille/Et la première peur/Je volais je le jure/Je jure que je volais/Mon coeur ouvrait les bras/Je n'étais plus barbare''
-Jacques Brel-
(Barbare ? ...ouais, peut-être qu'on est un peu barbare)

[...] Comme le disais la romancière américaine Judith Viorst : '' Un adolescent normal n'est pas normal s'il se comporte normalement.'' (j'adore !) Oui les ados sont des extraterrestres, il mangent comme trois, dorment comme quatre. (et chialent comme cinq ) Mais Dieu qu'ils sont chanceux de vivre ces moments où on est de formidables touche-à-tout invincibles et immortels.

[...] ma belle préado [...] Je t'envie même si je sais que très bientôt, on va s'arracher les cheveux, ne plus dormir de la nuit et attacher nos tuques avec de la broche.

Ouf ! Un peu long à taper mais ça en vaut le coup.
Bibliographie : Châtelaine juin 2008, la vie qui va, Sophie Durocher.