jeudi 28 mai 2009

Subjuguée

C'est le mot, je suis subjuguée par vos talents.

Musiciens, jouant de vos instruments dorés, cuivrés, argentés ou encore de vos voix, vous méritez les applaudissements entendus ce soir, j'ai passé une magnifique soirée.

C'est sans parler de ma soirée d'hier, tout aussi mémorable. Mes oreilles et mon coeur ont été assouvis de musique et d'émotion. Félicitation, vraiment. Vous formez une équipe hors du commun.

mercredi 27 mai 2009

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Ils entrèrent en gare. Les portes s'ouvrirent malgré eux.

Émile lui caressa la joue, prit sa petite valise noire, et sortit sur le quai. Il monta lentement dans les escaliers roulant. Il restait silencieux, ne sachant plus s’y retrouver entre son chagrin et son amour naissant.

Audrey ferma les yeux un instant et empoigna à regret son bagage. Elle marcha sur le quai et monta les escaliers sombres qui menaient à l’extérieur, déjà troublée par l’éloignement après tant de proximité.

À l’interphone, on annonça aux passagers retardataires de se presser pour le départ du train à 20h05.

À 20h, ils se retrouvèrent tout deux dans le même train, le même wagon, la même cabine.

- Je peux désormais vous le confirmer mademoiselle, vous me plaisez plus qu’il ne vous serait imaginable de le penser.

Ils se sautèrent dans les bras, les larmes aux yeux, se délectant de la seule présence de l’autre.

Sans presse, le train reprit sa route dans la nuit étoilée.

mardi 26 mai 2009

6

Émile sentait le corps d’Audrey contre le sien. Il prit tendrement sa main. Leurs doits de serrèrent, c’était comme si un fils unissait leurs deux corps. Ils se sourirent. Quand elle l’embrassa, ses lèvres chauffées par le soleil étaient délicieuses. Il lui rendit son avance. Ils ne pensaient à rien d’autre, et riaient entre chacun de leurs baisers brûlants de désir.

Pendant ce temps, le train continuait sa course entre les plaines, où s’écoulait une rivière sinueuse aux flots scintillants sous le soleil orangé. Dans les prochaines minutes, alors que le soleil se coucherait paisiblement, la locomotive arriverait en gare.

lundi 25 mai 2009

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Ils bavardèrent durant de longues minutes, priant chacun de leur côté pour que le train ne finisse jamais sa course. Ils s’entretinrent sur leurs vies respectives, leurs passions, leurs ambitions, leurs rêves d’avenir, …

Vers le milieu de l’après midi, la pluie cessa et les nuages se dissipèrent pour laisser passer de fins rayons de soleil à travers la bruine. Le soleil éclairait le visage de la jeune femme, ce qui rendait sa peau dorée et ses yeux bleus plus profonds qu’ils ne l’étaient déjà. Émile se glissa alors à côté d’elle sur la banquette, se mit à sa hauteur et ferma les yeux pour profiter du soleil lui aussi. Le train, quant à lui, décélérait et son ronronnement se faisait de plus en plus envoûtant, à moins que ce ne soit que le résultat de rires complices entre deux jeunes amoureux.

dimanche 24 mai 2009

Ballons

Mon petit coco fait dodo. Ses citations du jour :

Je cherchais son fameux ballon, je lui demande donc de quel couleur il est, histoire de le trouver plus vite...

''Le ballon il est de plein de couleur que tu connais pas.''

Il se presse d'ajouter :

''Tu sais Cami, je frappe mon ballon fort, très fort, dans le ciel. Et des fois mon ballon, il va à l'aéroport.''

Il est tout simplement adorable.

4

- Alors j’espère être à la hauteur de vos attentes pour les deux heures qui me séparent de mon point d’arrivée, répondit-elle.

- Allez mademoiselle, racontez-moi vos rêves, dites-moi ce que vous aimez, dissertez sur ce qui vous plait.

Elle aimait son petit air sérieux et s’amusait bien à lui répondre avec autant d’élégance qu’il le faisait, avec un sourire à peine masqué.

- Quel programme pour deux petites heures ! En plus comment je saurai si ce que je dirai vous plaira ?, répliqua-t-elle faussement inquiète.

- Oh ! Si cela m’ennuie, alors je m’endormirai au doux son de votre voix.

Tous deux s’esclaffèrent. Ils appréciaient ce petit jeu, où ils se prenait pour un damoiseau et une demoiselle d’une autre époque. Ainsi, ils discutaient trop poliment pour que les phrases ne laissent pas transparaître un certain intérêt réciproque. On se serait cru dans une pièce de Molière, le train en guise de théâtre, les bourrasques de vent en spectateurs. Heureusement pour eux, le rideau ne semblait pas prêt de se refermer.

samedi 23 mai 2009

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En effet, elle se lécha les lèvres et goûta le café et le lait mousseux dont elle s’était délectée plus tôt. Sa bouche délaissa alors la petite moustache de lait pour laisser place à des lèvres rouges comme les coquelicots. Elle sourit, un peu gênée. La jeune femme chercha chez l’homme un petit détail indécent pour lui rendre la pareille, mais elle se prit à ne lui trouver aucun défaut. Pour ne pas tomber dans la maladresse, elle se présenta à son tout.

- Moi c’est Audrey, je suis à l’université de Montpellier et j’ai décidé de voyager un peu en solo à travers l’Europe pour l’été. Et vous, à quoi occupez-vous vos journées ?

- Je trafique les horaires de train et dérègle les horloges à ma guise pour me retrouver sur une banquette en face de personnes intéressantes, lança-t-il, d'un air à la fois détaché et amusé.

vendredi 22 mai 2009

2

À ce moment, le train reprit sa route, grondant de paire avec le tonnerre. La jeune femme perdit l’équilibre et s’affaissa sur la banquette. Elle tordit ses cheveux châtains et laissa le tapis éponger les quelques gouttes qui s’étaient écoulées. C’est seulement alors qu’elle porta son attention sur l’homme assis en face d’elle. Celui-ci la toisait d’un air moqueur, riant bien de l’empressement maladroit d’une si jolie jeune femme. Il se dit qu’elle devait avoir dans la vingtaine, avec ses joues roses et ses traits délicats. Quand à elle, elle songea plutôt qu’elle n’avait pas à se plaindre de la présence de cet étranger. Cela lui faisait une belle pièce d’homme à dévorer du regard pour les prochaines heures à bord de ce train crachotant de fumée.

Elle s’installa confortablement, accoudée contre la vitre et prit une couverture dans sa valise. Bien au chaud, elle attendit que l’homme parle. C’était bien lui qui avait fait intrusion dans sa cabine et elle pensa que c’était à lui de s’expliquer un peu. Il ne la fit pas attendre…

- Hum, je suis Émile et je me permets de prétendre que vous avez dû boire un café fumant il n'y a pas plus de quinze minutes...

jeudi 21 mai 2009

1

Le train approchait de la gare. Elle s'en doutait bien, puisque sa vitesse avait diminué depuis la veille. Ils avaient traversé les montagnes clairsemées et suivaient maintenant une vallée ou se prélassaient quelques chevaux.

Ils arrivèrent en gare un peu avant midi, alors que tonnaient les premiers signes avant-coureurs de l'orage. Elle prit alors son parapluie et sortit prendre un café. Un rideau de pluie tombait devant la fenêtre embuée du bistro un peu miteux, mais dont le café bien noir restait buvable. Elle se prit à rêvasser, la pluie formant un orchestre tapageur qui laissait place à son imagination...

Quelques minutes plus tard, la jeune femme courrait à toute allure sous la pluie, le col relevé et elle s'engouffrait essoufflée dans sa cabine, les cheveux ruisselant de pluie, le parapluie oublié contre la chaise écaillée du bistro.

Contre toute attente, un homme était déjà assis sur la banquette et la regardait avec stupéfaction...

mercredi 20 mai 2009

I feel like dancing

Petite mise à jour :
1. Je suis en forme, complètement remise de l'opération, avec un nez (presque) comme neuf.
2. Je renoue avec le plaisir de jouer aux cartes, aux fous rires plutôt qu'à l'argent.
2. J'ai fait deux heures de vélo, pris vingt photos sur trente six, merci M. Soleil.
3. Mon frère est mon nouveau partenaire de danse, un vrai pro de la cha-cha.

Bref, j'ai le moral ! (et un peu mal au nez) (à la main droite un peu rouge à force de taper sur des cartes) (et les fesses un peu sensibles, surtout que c'est la première fois de l'année sur ma super selle de vélo :P) (et les pieds endoloris aussi, à force de danser sur le plancher de danse que m'offre la céramique de ma cuisine)

N.B. Je me plais vraiment à lire vos histoires (F, L et N), mais je dois vous dire ... je suis jalouse de votre défi. Pour être plus claire, je suis arrivée après le signal de départ. Alors inutile de me faufiler au milieu de la course, trop bien entamée. Est-ce que vous me laisserez une reprise ? La semaine prochaine peut-être ?

lundi 18 mai 2009

Défis et confiseries

Je vous explique le défi.

C'est parti de F, qui avait un désir de satisfaire ses lecteurs et de se mettre au défi.

Puis, les idées ont germé et de belles histoires fleurissent désormais sur les blogs de ceux qui y participent et arrosent leur création tous les jours.

Les règlements :
On écrit l'histoire en une semaine, en 7 parties, une centaine de mots par jour ou plus.

Je participe, avec N, L, F et tout ceux qui voudront s'y joindre.

Pourquoi confiseries ? Parce que lire ces histoires, c'est déballer un bonbon chaque jour, sans jamais savoir sur quoi on va tomber...

Bonne lecture !

N'hésitez pas à laisser des commentaires :)

samedi 16 mai 2009

Day two

Rien de nouveau sous le soleil, sinon qu'il pleut des cordes et que c'est parfait pour dormir et récupérer. Je ne fais pas grand chose, c'est si rare que ça m'arrive. Quand je suis tannée de ne rien faire, je dors, la bouche ouverte et aussi sèche que les déserts sahariens.

Sinon, les anti-douleurs fonctionnent, donc je ne souffre pas trop. Pour mon nez, on dirait qu'il n'a pas changé, mais l'intérieur est un véritable champ de bataille où viennent de passer quelques chars d'assaut, laissant un terrain miné et rouge sang.

vendredi 15 mai 2009

Day one

Voilà, c'est fait. Je vais relativement bien. Il y avait de quoi avoir hâte (pendant l'opération, avant de tout refermer, j'ai pu respirer comme je ne l'ai jamais aussi bien fait :)) et il y avait aussi de quoi appréhender (la douleur et les chutes de pressions qui donne le tournis :S).

Je vous donnerai plus de nouvelles demain. Pour le moment, je suis un peu gaga et surmédicamentée.

jeudi 14 mai 2009

Surgery

F vous a mis en appétit, demain est le grand jour.
À 6h30, je serai à l'hôpital. Entourée de murs verts comme ce texte.
Dire que j'ai hâte serait mentir, mais je n'appréhende pas non plus.

Bref, n'en faites pas tout un plat, j'espère moi-même être remise sur pied au plus vite. Je vous donne des nouvelles demain ou samedi.

N.B. En fait, j'en un peu menti, j'ai hâte et j'appréhende. Les deux à la fois, voilà.

Pour plus d'info, voir le diagnostic.

Parole de maman : ''Vendredi matin, j'm'en vais perdre mon temps à l'hôpital pendant que ma fille se fait défigurer.'' Il faut bien prendre le tout avec un peu d'humour. Dire que demain, elle sera plus inquiète que moi et me serrera la main bien fort.

** Ma mère, quand elle a su ce que j'avais écrit dans le dernier message, m'a prié de mentionner qu'elle n'était pas une marâtre ! Hihi, j'en profite pour vous dire que c'est une maman extraordinaire qui prend bien soin de moi et de mon nez tout enflé. **

mercredi 13 mai 2009

Je cours

Je cours après le temps, les heures qui s'effritent, les minutes qui s'étiolent, les secondes qui s'effilochent...
Je cours après le vent, la brise qui fait voler mes cheveux, l'air qui s'engouffre dans mes poumons, le souffle froid qui court sur mes joues....
Je cours après la musique, les cris des oiseaux incommodes, les mélodies rythmées de mes écouteurs, les battements sourds de mon coeur...
Je cours pour savoir où tout cela me mène ... parce ni le temps, ni le vent, ni la musique ne s'arrêteront pour nous laisser les rattraper.

mercredi 6 mai 2009

Titrage

Puisqu'on en peut plus de la biométrie...
Je suis allée chercher dans mes archives et j'ai retrouvé le texte qui a inspiré l'adresse internet de mon blog.

Le moulin

Moule dans le vent
Moule dans le vide
Moule par mille temps
Devant les visages avides

Tourne sans fin
Tourne sans but
Tourne pour rien
Jour et nuit sans être vu


Voilà, c'est quelques phrases qui ne forment pas un poème digne de ce nom, mais qui démontrent tout de même un petit peu de l'essence de ce blog.

dimanche 3 mai 2009

Chocolateries

- C'est l'histoire d'un p'tit orage qui ne fait pas de fracas. Ses coups de tonnerre sont sages. Ses éclairs sont en chocolat. -

Je trouvais que c'était adorable :)

Petites histoires pour les enfants qui s'endorment très vite/Carl Norac/Thomas Baas/Éditions Sarbacane