Les labyrinthes concentriques se détraquent
Nous courrons en rond et nous écroulons le long
De rives sans rivages et vallées sans vallons
Le futur nous guette, le passé nous traque
Et le ciel fend, tombe et la fumée fige, craque
Nos parapluies déchirent et nous sommes sanglés
Entre lambeaux de chair et flambeaux de sang, les
pieds perdus dans les dédales des portes opaques
Puis dans le mutisme du tumulte mourant
Nous crions nos espoirs et fuyons en courant
Nos futurs immobiles, bourreaux insidieux
Alors que les cercles se resserrent, les ondes
se confondent, le passé nous noie, nous inonde
Pour entendre l'écho de notre ultime adieu
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mercredi 11 novembre 2009
dimanche 27 septembre 2009
C à F
Le trône pourpre
Le fouet claque entre ses doigts
Le sang dégouline d'entre ses crocs
Le sang dégouline d'entre ses crocs
Car sans exception le dompteur doit
S'offrir cru à la gueule de son bourreau
Entre ses dents l'animal serre sa tête
De celui qui se prétendait son maître
Jaloux qu'il ait voulu surpasser la bête
Qui des deux s'avère le traître ?
mercredi 16 septembre 2009
Concordance des temps
Quand s'annonce le temps des musiques
Les cordes dansent au bout de ses doigts
Et les structures folles de la société de plastique
Fondent en grinçant comme il se doit
Son chant s'élève de la ville bouillonnante
Précipitant des concordes dans les immeubles flottants
Pilotes liquéfiés par une valse tourbillonnante
Jouée par cet enfant qui ne voit passer le temps
Ça faisait longtemps que je n'avais pas écrit de poème. Pour celui-ci, l'inspiration m'est venue cet été, alors que j'étais entourée d'une mer anglophone, de quelques guitaristes et de plages de sable rouge. Dites-moi ce que vous en pensez.
Les cordes dansent au bout de ses doigts
Et les structures folles de la société de plastique
Fondent en grinçant comme il se doit
Son chant s'élève de la ville bouillonnante
Précipitant des concordes dans les immeubles flottants
Pilotes liquéfiés par une valse tourbillonnante
Jouée par cet enfant qui ne voit passer le temps
Ça faisait longtemps que je n'avais pas écrit de poème. Pour celui-ci, l'inspiration m'est venue cet été, alors que j'étais entourée d'une mer anglophone, de quelques guitaristes et de plages de sable rouge. Dites-moi ce que vous en pensez.
mercredi 6 mai 2009
Titrage
Puisqu'on en peut plus de la biométrie...
Je suis allée chercher dans mes archives et j'ai retrouvé le texte qui a inspiré l'adresse internet de mon blog.
Le moulin
Moule dans le vent
Moule dans le vide
Moule par mille temps
Devant les visages avides
Tourne sans fin
Tourne sans but
Tourne pour rien
Jour et nuit sans être vu
Voilà, c'est quelques phrases qui ne forment pas un poème digne de ce nom, mais qui démontrent tout de même un petit peu de l'essence de ce blog.
Je suis allée chercher dans mes archives et j'ai retrouvé le texte qui a inspiré l'adresse internet de mon blog.
Le moulin
Moule dans le vent
Moule dans le vide
Moule par mille temps
Devant les visages avides
Tourne sans fin
Tourne sans but
Tourne pour rien
Jour et nuit sans être vu
Voilà, c'est quelques phrases qui ne forment pas un poème digne de ce nom, mais qui démontrent tout de même un petit peu de l'essence de ce blog.
lundi 30 mars 2009
Absinthe
Dans la beauté sale des soirs salés
Le cafard s'évade
Vert étincelant
Dans la noirceur des soirs sordides
Sa carapace cède, sèche
Ses mandibules s'ouvrent
Dans l'indifférence des sombres soirs
Il dévore les sans-idées
Tache le sang des innocents
jeudi 22 janvier 2009
(sans titre)
Quand la lumière bascule
Mon corps s’évapore
Embrume le crépuscule
Mon âme décolore
Faites de beaux rêves…
Mon corps s’évapore
Embrume le crépuscule
Mon âme décolore
Faites de beaux rêves…
mercredi 14 janvier 2009
Tombes de minuit
Sommeil sans trêve
Guerre sans rêves
Insomnies d'innocence
Blanches de souffrance
Silences qui tombent
Cibles des bombes
Cibles des bombes
C'est un poème croisé. Voici donc la seconde version, cachée dans la première...
Sommeil sans rêves
Guerre sans trêve
Insomnies de souffrance
Blanches d'innocence
Silences des bombes
Cibles qui tombent
- Camille -
vendredi 24 octobre 2008
Prosopopées
Il était temps que je le publie...alors le voici, c'est le poème que j'ai écrit en composition d'écriture. Je tiens à préciser qu'il y avait des tas de règles à suivre et que le début était imposé...
La Peur, souveraine des ténèbres
o)O(o
-
La nuit glisse à pas lents, étouffant les espoirs
Éteingnant les chandelles pour offrir le monde
À l'héritière des ombres et terreurs profondes
Qui se rapproche armée d'insondables pouvoirs.
-
La reine dicte ses lois, sommant en renfort
Le règne du Doute qui s'immisce et s'impose
Par les brèches ou la force contre ceux qui osent
Croire qu'en les astres ils trouveront réconfort.
-
Lorsque son altesse de sa tour entendra
Prier ceux qui y sont confinés, scélérats,
Elle se rira de leur clameur affolée.
-
Mais quand le cor annoncera dans l'aube jaune
Le temps pour sa majesté de céder son trône,
Elle hurlera, sanglante, au soleil immolée.
mardi 30 septembre 2008
Berceuse des corsaires
Elle a quitté sa vie comme on quitte un navire
Vaisseau des hautes mers et noires profondeurs
Elle a dérivé vers l'horizon qui conspire
À engloutir ceux dont se brise la candeur
À engloutir ceux dont se brise la candeur
o
À la poupe, gardant le destin dans sa mire
Capitaine du vent, mère des naufragés
Elle a attendu que les lendemains chavirent
Que les eaux houleuses viennent la submerger
Elle a attendu que les lendemains chavirent
Que les eaux houleuses viennent la submerger
Vogue petite nacelle...
dimanche 15 juin 2008
dimanche 1 juin 2008
Pensées poussières
Tourments des lendemains
Des moments volés au passé
Serrés contre moi en vain
Jusqu'à ce que s'impose la réalité
Le rêve s'est envolé en poussières
Dans la sérénité du temps
Calmant la douleur d'hier
Et mon chagrin d'enfant
Des moments volés au passé
Serrés contre moi en vain
Jusqu'à ce que s'impose la réalité
Le rêve s'est envolé en poussières
Dans la sérénité du temps
Calmant la douleur d'hier
Et mon chagrin d'enfant
dimanche 25 mai 2008
Naufrage
Je l'ai écrit dans le premier avion vers l'Italie. Vous retrouverez le thème du voyage, un peu...
Naufrage
o0o
C'est un départ imminent vers les contrées profondes
Une épopée mystérieuse dont on ne sait les rouages
Ce sont des cieux, des lacs, des prés où l'on vagabonde
Un périple mystique dont on ne connaît les orages
o
Ce sont des créatures tortionnaires, des enfants graciles
Des fées tragiques qui sauront déchirer les pages
C'est elle qui par son humble courage ou ses pensées fragiles
Décidera du destin déchu de ce sombre ouvrage
o
C'est un combat sans issue où s'acharnent piètres mensonges
Des esprits démoniaques qui s'affrontent sans répit
C'est une âme sans repères qui déambule dans les songes
Subit la douleur de ces sanguinaires êtres maudits
o
Ce sont des morts cruelles qu'on ne sait se permettre
Des quêtes vaines où la raison s'effondre de rage
Ce sont des ombres obscures qui ne savent commettre
Que des actes crapuleux qui la mèneront vers son dernier voyage
dimanche 27 avril 2008
Attente
--
Attente profonde
Nuit rachitique
Se morfondent
Temps pathétiques
--
Noir crépuscule
Langueur palpable
Me manipulent
Ennuis désirables
--
Sombre venue
Lune perfide
S’insinuent
Silences vides
Nuit rachitique
Se morfondent
Temps pathétiques
--
Noir crépuscule
Langueur palpable
Me manipulent
Ennuis désirables
--
Sombre venue
Lune perfide
S’insinuent
Silences vides
--
jeudi 13 mars 2008
Bouclée
Une main. Une bague.
Un pied. Une chaîne.
Un cœur. Une pierre.
Une vie. Une montre.
Une mort. Une boucle.
Bouclée.
lundi 10 mars 2008
Imprévu
L'imprévu
Il inquiète ou étonne.
Reflète ou détonne.
Nous guette et espionne
L'oubliette qu'abandonne
Nos têtes puis ordonne
La pirouette qu'impressionne
Cette stupéfaite personne.
Il inquiète ou étonne.
Reflète ou détonne.
Nous guette et espionne
L'oubliette qu'abandonne
Nos têtes puis ordonne
La pirouette qu'impressionne
Cette stupéfaite personne.
dimanche 2 mars 2008
Ne jamais revenir
Les vacances. Certains iront par-delà l’océan. Quelques-uns reviendront alors vers les leurs. Plusieurs autres quitteront sans prévenir. Ou s'égareront pour mieux repartir. Alors en l’honneur de ceux-là, je vous ressors un ancien poème.
Ne jamais revenir
Ne jamais revenir
Tu t’en vas sans craindre l’avenir
Tu pars avec une promesse de retour
Mais tu sais bien que la vie est un carrefour
Et qu’il faut envisager le pire
Et si un jour tu es sans nouvelles
Il restera toujours ces doux souvenirs
Sans te retourner, tu devras repartir
Et vers demain continuer sans elle
mardi 26 février 2008
Mon esprit
Mon esprit
Blanc
Noir
Gris
Dans un coin
Une chandelle
Brûlante
Un filet de fumée
Le silence
Et moi
Libre
Appuyée
À une fenêtre
Confinée
Dans cette prison
Vide
Sans serrure
Introuvable
En moi
J’en ai la clé
En rêve
En pensées
Mon esprit
mardi 12 février 2008
Les pas dans la brume
--
Brume de mes pas
Bitume de mon trépas
--
La brume sur le bitume
Bitume de mon trépas
--
La brume sur le bitume
Les pas vers le trépas
--
Marcher dans la brume
Trépasser sur le bitume
--
lundi 28 janvier 2008
Save us from us
Un jour il le faudra
On se sauvera
-
De qui, de quoi,
de nous, de toi,
de la vie, de ce qui va,
s'est arrêté ou s'en ira
-
Nous sauver nous-mêmes
-
Ce jour où il le faudra
Je me sauverai
De moi
Le titre de ce mesage a été emprunté à une chanson de James Taylor.
samedi 26 janvier 2008
Désarmé
Affublé d’armes
Barricade
Armure de larmes
Embuscade
Indubitable charme
Mascarade
Brutal vacarme
Barricade
Armure de larmes
Embuscade
Indubitable charme
Mascarade
Brutal vacarme
Fusillade
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