Écrire, c'est si étrange. Écrire de la poésie surtout. Ça te prend. Tu t'isoles, tu sens ton poème à l'intérieur de toi. Il se rend de lui-même sur le papier. Parfois ce n'est qu'un début de phrase, des mots dépareillés, mais ce n'est jamais que des lettres, ce sont des sentiments plus forts, embrouillés, emprisonnées dans ta tête. En écrivant, je ne veux aucune distraction. Simplement pour ne pas briser ces moments où l'émotion m'emporte, où ça vit en moi. Je ne peux pas m'arrêter avant de sentir que tout ce que je ressens est sur le papier. Alors on peut le retravailler, reprenant conscience tranquilement. Écrire des poèmes, c'est si étrange.
Cette année j'écris moins. De poèmes. Je crois que j'en suis à 3. Sinon je continues d'écrire pas mal, mais ce n'est pas la même chose. On dit qu'on écrit de la poésie quand on est malheureux, qu'on a quelque chose qui nous fait mal. Si j'écris moins c'est peut-être seulement que je vais mieux. Pourtant... Reste que écrire c'est libérateur. Les mots me manquent ces derniers temps. Il faut cependant les laisser venir à nous. Essayer de ressentir les choses. Vivre.
vendredi 13 mars 2009
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2 commentaires:
je suis tout à fait d'accord. Mais un poème n'a pas à transmettre une émotion forte, il peut aussi imager un sentiment subtil ou une histoire. Cela dit, à chacun son inspiration.
si tu trouves que tu n'écris pas assez, rêve, médite et fais de l'écriture automatique, ça aide à faire tomber l'inhibition.
Je m'attarderai à suivre tes bons conseils...
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